Accéder au contenu principal

L'ubérisation

L'ubérisation est un moyen efficace pour éviter d'avoir à déclarer des revenues, ces activités étant plus difficile à contrôler, et ne rentrant de plus pas forcément dans le cadre de la législation en vigueur.
Cela pose également problème pour le respect des normes du domaine d'activité correspondant.

Mais il y a un problème bien plus dangereux pour nous :

En effet les travailleur-se-s de l'économie Uber n'ont pas le statu de salarié-e-s, possédant une partie de leur outils de productions ( voiture pour les Uber, vélos pour les deliveroo), ainsi en apparence yels ne sont plus des prolétaires.
Mais dans les faits il existe un outil de production qui reste aux mains de la grande bourgeoisie, les plate formes numérique servant à l'économie uberisé. Cet outil est celui qui est absolument nécessaire, c'est elle qui détient le pouvoir, qui fixe les prix, donc les salaires, les règles de fonctionnement et qui peux empecher les travailleur-e-s de les utiliser, et donc de les licencier . C'est également elle qui préleve une partie de la richesse produite par les travailleur-se-s.
Il existe donc de fait entre les travailleur-se-s de l'ubérrisation et les propriétaires de ces plateformes le même rapport qu'entre les salarié-e-s et leur patron-ne-s. Nous sommes donc toujours devant des prolétaires, mais qui ont été arraché-e-s à la classe prolétaire pour composé un nouveau prolétariat, vierge de tous les conquis de la lutte des classes( salaire minimum, code du travail, conventions collectives ect).
C'est donc une arme nucléaire pour permettre à la grande bourgeoisie de casser 150 ans de conquis sociaux d'un seul coup, la ou les projets de casse du code du travail ne peuvent tout briser d'un coup, et de plus rencontre de la résistance, là ou l'ubérisation parvient à être vendu comme une opportunité pour les travailleur-se-s sous couvert du mythe de auto-entrepreneuriat, poussant donc les travailleur-se-s à renoncer volontairement à leurs droits et protections.

L'ubérisation est donc une arme de destruction massive de la bourgeoisie dans la lutte des classe qu'elle mène contre le prolétariat.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Quand la mine s'arrête

Mon livre sur la mine de Champagnac est en vente au prix de 12€. Vous pouvez le trouver : A la librairie Point-Virgule à Aurillac, au Vers-Lisant à Mauriac à la Librairie Prologue à Bort-les-Orgues, aux librairies Ventadour et Mymylibrie à Ussel ainsi qu'à la médiathèque d'Ydes et à la bibliothèque municipale de Champagnac. Si vous êtes trop loin vous pouvez l'acheter en ligne :  https://www.bookelis.com/histoire/58428-Quand-la-Mine-s-arrete.html https://www.amazon.fr/QUAND-MINE-SARR%C3%8ATE-disparition-Champagnac/dp/B0C9FXRLQW

1532 : Rattachement de la Bretagne à la France

Le 13 août 1532 fut signé l’annexion de la Bretagne au royaume de France. La Bretagne était alors déjà lié à la France (les ducs de Bretagne rendait par exemple hommage au roi) mais ils gouvernait celle ci en totale indépendance. Les rois de France avaient depuis longtemps ambition de prendre le contrôle de ce territoire, qui avait une importance stratégique (le Royaume Unis et l'Espagne avait déjà tenté de le contrôler pour menacer la France) Vers la fin du 15éme siècle des circonstances favorables se présentèrent pour le royaume de France : Affaiblissement de l'Angleterre La chute de la dynastie des de Bourgogne, allié de la Bretagne Le duc de Bretagne, François II, est contesté par la noblesse locale A cela s'ajoute la défaite de la Bretagne durant la « guerre folle » (révolte de la noblesse contre le roi de France) suite à la quelle le «  traité du Verger   » est signé entre  Charles VIII de France   et François II de Bretagne ...

Les résistants espagnols du Cantal

  Le barrage de l'aigle fut construit durant la Seconde Guerre mondiale à la frontière entre le Cantal et la Corrèze, le barrage se trouvait côté Corrèze, mais une partie des travailleurs participant au chantier été logé côté Cantal.  Parmi eux beaucoup été des réfugiés de la guerre d'Espagne, jusqu'à  85%  des ouvriers du chantier.  En effet, des centaines de milliers de réfugiés étaient arrivés en France après la victoire de l'extrême droite franquiste en Espagne.  Après avoir été parqués dans des camps dans des conditions de vie désastreuses, plusieurs furent assignés à des chantiers à travers le pays pour remplacer les hommes mobilisés au front, c'est ainsi que plus de 600 Espagnols arrivèrent dans notre région pour travailler sur le barrage de l'Aigle, d'autres se retrouvèrent à travailler sur le barrage Saint-Étienne- Cantales  ou encore celui de Bort-les-Orgues.  Parmi eux ont retrouvé de nombreux anarchis...