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Le bassin de Champagnac, une histoire riche de luttes

Notre région fut marquée par de nombreuses luttes auxquelles nous souhaitons rendre hommage, la première dont nous avons des traces est la grande grève de 1895 qui dura du 17 mai 1895 au 19 août ce qui en fait le plus long mouvement social de l'histoire de notre département et durant lequel Champagnac et Ydes furent occupés par l'armée. Les mineurs se battaient alors pour une rémunération digne, pour une réduction du temps de travail et pour des conditions de travail moins dures et moins dangereuses. Si les conditions de travail se sont depuis bien améliorées la mortalité professionnelle reste un sujet trop souvent oublié avec plus de 500 morts par an.

Il y eut d'autres grèves en 1927, en 1929, là aussi pour de meilleurs salaires et pour le respect du code du travail. Il y eu également des mouvements en 1936, en 1947/1948 et il y eut quelque courte grèves dans les années 1950, moins importantes cependant du fait des difficultés économiques que rencontrait la mine de Champagnac.

Ces grèves furent animées par de courageux militants, le socialiste Pierre Cinier, Victor Druart, les communistes Toussaint Flandrin (vivant à Clermont, mais qui fut un soutien actif de la grève de 1929) et Georges Treins. Ils dut faire face à l'opposition des autorités et de la direction de la mine qui n'hésita pas à licencier, menacer et calomnier les grévistes pour étouffer ces revendications et plusieurs syndicalistes furent arrêtés...

Les mineurs eurent cependant des soutiens, de la part des forces politiques de gauche ainsi que du médecin, maire d'Ydes et conseiller général Alfred Basset.

La Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale d'Ydes-Sumèsne-Artense n'oublie pas l'importance des luttes pour faire avancer nos droits et nous resteront mobiliser dans les urnes, à l'assemblée et dans la rue pour des avancées sociales, pour le SMIC à 1400€ net, pour la retraite à 60 ans, pour la hausse des retraites et pour renforcer les droits des salariés.




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